Conférence-midi 27 : Sensibilisation aux enjeux multiples du projet Shipua | Sipik : Un dialogue entre les membres d’équipe et des étudiant.e.s universitaires allochtones et autochtones

Résumé 

La présentation porte sur le Projet Shipua|Sipik, en développement par une équipe de Cap Campus, avec mission suivante : Dans un cadre de sécurisation culturelle et en co-construction avec les communautés autochtones, devenir un allié à la persévérance de leurs membres et leur présenter la possibilité de poursuivre leurs études. Le projet vise aussi à ce que le milieu post-secondaire devienne plus accueillant pour la communauté étudiante autochtone. La présentation serait suivie par un dialogue mener ensemble avec quelques étudiant·e·s de UdeM qui ont participé.e.s au projet à date. Nous aimerions soulevée des enjeux divers relier à la sensibilisation au cœur d’un tel projet porter par les communautés et partenaires autochtones.

Les conférencières

Yvette Mollen est née dans la communauté innue d’Ekuanitshit (Mingan), sur la Côte-Nord. Elle a consacré sa carrière à la protection et à la valorisation de sa langue maternelle, l’innu, d’abord comme enseignante au primaire et au secondaire, puis comme directrice du secteur Langue et Culture de l’Institut Tshakapesh. Elle a participé à la création de divers outils pédagogiques. Sa plus grande ambition : assurer la survie de l’innu-aimun en favorisant le développement d’un intérêt, tant chez les jeunes autochtones que chez les allochtones, pour cette langue descriptive au vocabulaire riche et complexe. Ayant étudié à l’Université de Montréal en études françaises et à l’Université du Québec à Chicoutimi en enseignement en milieu amérindien et en intervention éducative, elle réalise maintenant son rêve de se consacrer à l’enseignement de la langue innue à l’Université de Montréal comme chargée de cours au Centre de langues et professeure agrégée en langue innue – innu-aimun, au Département de Linguistique et de Traduction.

Titulaire d’un bacc. en criminologie, Eliane Santschi oeuvre depuis plus de 20 ans auprès de différentes communautés autochtones, notamment au niveau de la formation auprès des comités de justice et, plus récemment, la confection de rapports Gladue. Depuis 2021, elle pilote la mise sur pieds du projet Shipua | Sipik de Cap campus à l’Université de Montréal, afin de co-construire des projets soutenant la persévérance scolaire avec des communautés autochtones.

Jrène Rahm est professeure titulaire en psychopédagogie et d’andragogie à l’Université de Montréal (PhD, University of Colorado, USA 1998). Ses recherches portent sur l’apprentissage et le développement identitaire des jeunes en science, soutenu par la participation dans des activités informelles comme le jardinage ou les projets de surveillance environnementale. Elle s’intéresse particulièrement à la voix des jeunes, à la recherche participative et à la navigation des jeunes des espaces éducatifs divers, qui mènent à des parcours éducatifs riches. Un tel ancrage l’a amenée vers la recherche collaborative avec les communautés Inuit au Nunavik et au Nunavut.