Balados

La série Voi(x)es croisées vise à vulgariser les connaissances scientifiques autour des défis de l’ÉDI et de la décolonisation, tout en offrant un espace de valorisation pour les savoirs non-académique et expérientiels.

Le balado est aussi disponible sur toutes les plateformes de baladodiffusion.

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ÉPISODE 10

« [l’humain] est ce qu’il mange » disait le philosophe Ludwig Feuerbach au 19e siècle, soulignant l’ancrage de la pensée humaine dans les conditions de vie matérielles ainsi que dans son lien à la Terre. Sommes-nous ce que nous mangeons? Cette question est d’autant plus pressante à l’époque actuelle alors que l’activité humaine est en train de modifier de manière irréversible l’écosystème global. Dans ce contexte, que disent les systèmes alimentaires de la société que nous avons construit et continuons de construire?

En profitant de la tenue du premier sommet national sur le droit à l’alimentation, ayant eu lieu à Sherbrooke du 14 au 16 avril 2026, le Vice-rectorat au communautaire, à l’international et aux Premiers Peuples a organisé le 17 avril 2026, en collaboration avec le Centre de recherche interdisciplinaire sur la justice intersectionnelle, la décolonisation et l’EDI (CRI-JaDE) et la Chaire de recherche du Canada sur les inégalités en nutrition et santé (CIENS), de l’Université de Montréal, une conférence-table ronde sur l’alimentation et ses relation avec les droits, les discriminations et les politiques. Cet épisode du balado du CRI-JaDE présente l’enregistrement de l’activité.

À travers le témoignage du militant pour l’environnement et pour l’alimentation devenu député à l’Assemblée nationale française, Boris Tavernier et d’un panel réunissant les chercheureuses Rosanne Blanchet et Malek Batal qui étudient les systèmes alimentaires ainsi que Bochra Manaï, anciennement directrice du Bureau des commissaires de la Ville de Montréal, cette activité explorera les enjeux de souveraineté alimentaire, d’inégalités face à l’insécurité alimentaire et le rôle des politiques publiques dans la transformation des systèmes alimentaires. Cet événement sera animé par Enrico Agostini Marchese, conseiller·ère en Mobilisation des connaissances du Centre de recherche interdisciplinaire sur la justice intersectionnelle, la décolonisation et l’EDI (CRI-JaDE).

ÉPISODE 9

Après des siècles de torts et de violences épistémiques, sociales et culturelles, le monde universitaire s’interroge de plus en plus sur comment mener des recherches d’un point de vue plus respectueux des cultures et des savoirs autochtones. Cela se traduit non seulement par la prise en compte des perspectives épistémologiques autochtones, mais également par une plus grande implication des populations concernées à même la démarche de recherche. Cependant, le risque de réproduire des injustices demeure élévé : de la sursolicitation des personnes autochtones à la subordination de leurs besoins aux impératifs universitaire, en passant par une implication passive des participant·e·s. Comment donc établir des véritables collaborations de recherche entre autochtones et allochtones ? Comment enrichir nos visions du monde respectives sans les coloniser ? Comment naviguer les cadres normatifs imposés par les organismes subventionnaires et les besoins des deux parties ?

Invitées : Sarah Fraser (professeure en psychoéducation, Université de Montréal), Ariane Desjardins (Coordonnatrice à la recherche du Regroupement des centres d’amitié autochtone du Québec), Julie Girard (Directrice de l’Observatoire des réalités autochtones urbaines du Regroupement des centres d’amitié autochtone du Québec) et Josée Lapalme (conseillère de recherche pour Myriagone Chaire McConnell-Université de Montréal en partenariat jeunesse).

Animateurice : Enrico Agostini Marchese, conseiller·ère en Mobilisation des connaissances du CRI-JaDE

ÉPISODE 8

Au-delà d’un discours dominant qui présente l’EDI comme un phénomène monolithique, qu’il soit considéré positif ou négatif, la réalité du terrain est qu’il y a autant de visions de l’EDI que personnes qui la portent, qui la demandent ou qui doivent la mettre en pratique – sans mentionner que chaque milieu (de travail, d’étude, de vie, etc.) est porté à développer une perspective spécifique sur cela. Dans cet épisode, le CRI-JaDE reçoit trois praticiennes de l’EDI œuvrant dans trois réalités sociales différentes : un organisme communautaire, un réseau interuniversitaire et le gouvernement de proximité. Comment l’EDI entre en relation, se développe et évolue en contact avec des systèmes complexes ? Comment arrimer les exigences de plusieurs groupes sociaux, parfois en conflit ? Comment les mandats des organisations influencent les pratiques EDI et vice versa ?

Invitées : Bibiana Pulido (fondatrice et directrice générale du Réseau interuniversitaire québécois pour l’EDI (RIQEDI)), Bochra Manaï (directrice du Bureau des commaissaires, Ville de Montréal), Olivia Baker (formatrice et spécialiste de contenu, Fondation Émergence)

Animateurice : Enrico Agostini Marchese, conseiller·ère en Mobilisation des connaissances du CRI-JaDE

 

ÉPISODE 7

« À nous la rue », ce slogan qui résonne lors de plusieurs marches de réappropriation des espaces publics en ville met en lumière un fait omniprésent, mais souvent négligé : les rues de nos villes n’appartiennent pas de la même manière à tout le monde. Des clôtures pour séparer les quartiers riches de ceux pauvres à de l’impossibilité pour certains groupes de marcher librement (il suffit de penser à la masculinité de la ville de nuit ou à l’inaccessibilité des commerces et des transports publics pour les personnes en situation de handicap), il est clair que la ville est un milieu conflictuel produisant des nombreuses exclusions. Dans cet épisode, nous interrogeons comment l’intersectionnalité peut devenir un outil d’analyse, de libération et d’appropriation de la ville.

Invité·e·s : Olivier Vallerand (professeur adjoint, École de design), David Smith (chercheur, Cersé, Collège de Rosemont) et Amélie Duranleau (directrice générale, Société québécoise de la déficience intellectuelle).

Animateurice : Enrico Agostini Marchese, conseiller·ère en Mobilisation des connaissances du CRI-JaDE.

 

ÉPISODE 6

Peut-on être à la fois chercheur·e et militant·e? Cet épisode présente des voix croisées sur les questions suivantes : Est-ce qu’il y a un devoir d’être engagé·e lorsqu’on fait de la recherche sur des inégalités sociales ? Comment naviguer les exigences disparates de la performance académique et de l’engagement militant ? Les risques de mettre la science au service de notre engagement ?

Invité·e.s : Garine Papazian-Zohrabian (professeure titulaire, Psychopédagogie et andragogie), Jean-Sébastien Fallu (professeur agrégé, Psychoéducation), et Annie Pullen Sansfaçon (professeure titulaire, Travail social).

Animatrice : Diahara Traoré, chercheuse membre du CRI-JaDE

 

ÉPISODE 5

Les politiques d’équité, diversité et inclusion (EDI) sont présentes dans de nombreuses organisations. Cependant, plusieurs questionnements demeurent concernant leur efficacité et les façons dont les organisations les mettent en pratique. Dans cet épisode, trois invité·es travaillant respectivement en médecine, relations industrielles et sociologie de l’éducation, échangent autour des thématiques suivantes : l’origine et la pertinence des politiques EDI, les inégalités et discriminations dans les organisations, et les enjeux émergents en matière d’équité.

Invité·es : Tania Saba, professeure titulaire en relations industrielles, titulaire de la Chaire BMO en diversité et gouvernance; Karine Fofou, étudiante au doctorat en sociologie de l’éducation à l’Université de Montréal; et Jean-Michel Leduc, professeur agrégé de clinique et Directeur des programmes de résidence de microbiologie médicale et maladies infectieuses chez l’adulte.
Animatrice : Diahara Traoré, professionnelle de recherche au CRI-JaDE. Réalisation et musique: Virage sonore.

ÉPISODE 4

Dans cet épisode, trois étudiant·es racisé·es partagent avec le CRI-JaDE leurs perspectives et expériences en milieu universitaire, à la lumière des enjeux de diversité, équité et inclusion. Lignon Lignon, étudiant au doctorat à l’École de santé publique, Julie Quinh-Ni Tran, étudiante au doctorat à l’École de travail social, et Christchna Pierre, récente diplômée d’un baccalauréat en travail social, révèlent les nœuds, défis et victoires de leurs parcours. Provenir d’un quartier défavorisé, sortir de l’isolement en tant qu’étudiant international, ou confronter son invisibilité au sein d’un groupe-cours, sont autant de sujets que nos invité·es abordent.
Animatrice : Diahara Traoré, professionnelle de recherche au CRI-JaDE. Réalisation et musique: Virage sonore.

ÉPISODE 3

La notion de justice intersectionnelle interpelle les chercheur·es sur leurs propres pratiques en recherche et en enseignement. Dans un contexte d’inégalités structurelles, comment passer du droit à la justice? En quoi est-ce utile ou pertinent de parler de justice intersectionnelle? Comment l’aborder dans différentes disciplines académiques (en droit, en philosophie, en santé publique)? Dans ce troisième épisode de la série Voix croisées, le CRI-JaDE poursuit l’échange avec Ryoa Chung, professeure de philosophie, Karine Millaire, professeure de droit des Premiers Peuples, et Patrick Cloos, médecin, professeur en santé publique et en travail social. Nos invités parlent de “wokisme”, d’aide médicale à mourir, de blanchité, de l’historicité des rapports de pouvoir, et de justice climatique.
Animatrice : Diahara Traoré, professionnelle de recherche au CRI-JaDE. Réalisation et musique: Virage sonore.

ÉPISODE 2

Dans cet épisode, trois invité·es discutent de l’intersectionnalité, du racisme structurel, et des défis de travailler pour la justice sociale. Plusieurs questions animent leur conversation: Qu’est-ce que la racialisation? Quels facteurs créent de la vulnérabilité chez certains groupes? Qu’est-ce que l’injustice épistémique? Comment se manifeste le racisme structurel? Invité·es: Ryoa Chung, professeure de philosophie, Karine Millaire, professeure de droit des Premiers Peuples, et Patrick Cloos, médecin, professeur en santé publique et en travail social. Animatrice : Diahara Traoré, professionnelle de recherche au CRI-JaDE. Réalisation et musique: Virage sonore.

ÉPISODE 1

Trois femmes autochtones engagées font état de leurs parcours. En échangeant sur leurs conceptions respectives de la décolonisation, elles abordent les enjeux de l’autochtonisation, tout en offrant une perspective inédite sur la réconciliation telle que vécue par elles-mêmes et au sein de leurs communautés. Au-delà des concepts, que signifie être autochtone aujourd’hui au Québec? Comment concilier les discours publics et institutionnels avec les vécus des Premiers Peuples? Comment travailler pour une reconnaissance des savoirs autochtones et pour une solidarité allochtone-autochtone? Invitées : Yvette Mollen, professeure de langue innue à l’Université de Montréal, Linda Tremblay, directrice générale du Réseau de la communauté autochtone de Montréal, et Marie-Émilie Lacroix, chargée de cours en histoire et cultures autochtones à l’Université du Québec à Rimouski​. Animatrice : Diahara Traoré, professionnelle de recherche au CRI-JaDE. Réalisation et musique: Virage sonore.