Lauréat·e·s bourses CRI-JaDE

Liste des lauréat·e·s des bourses du CRI-JaDE (Hiver 2023)

BOURSES DE 1ER CYCLE 

Christchna Pierre – Travail social

Intérêts : Communauté haïtienne et noire ; la sexualité des femmes noires migrantes ; l’éducation sexuelle aux jeunes.

Implications : Impliquée dans le comité antiraciste et inclusif de l’école de travail social de l’UdeM (CAÉTSUM). Stage au Calacs de l’Ouest, un centre de lutte et d’aide contre les agressions à caractère sexuel.

Daméus Kétura – Droit

Intérêts : justice sociale ; enjeux EDI ; racisme systhémique ; santé mentale des étudiant.e.s.

Implications : Élue comme représentante à la diversité à la Bishop’s Student Reprensative Council (BUSRC). Élue dans 2 comités : Association des étudiant·e·s noir·es en droit (AEND) et le Comité droit du travail de l’UdeM. Membre du comité étudiant du CRI-JaDE.

Élio Gravel – Psychologie

Intérêts : bien-être psychologique et résilience chez les jeunes s’identifiant ou s’étant identifié·e·s dans la diversité de genre

Implications : Auxiliaire de recherche pour la Chaire de recherche du Canada sur les enfants transgenres et leurs familles. Intervenant bénévole pour l’organisme jeunesse Lambda (communauté 2SLGBTQI+). Redacteur adjoint dans le Journal sur l’identité, les relations interpersonnelles et les relations intergroupes.

BOURSES DE 2ÈME CYCLE 

Anne-Sophie Parent – Psychoéducation

Projet de mémoire : La sécurisation culturelle des soins de santé et des Services sociaux offerts aux Premières Nations du Québec. L’objectif du mémoire est notamment de réaliser une analyse documentaire des expériences de patients partenaires autochtones dans le système de santé et de Services sociaux au Québec. Ce projet est réalisé dans le cadre d’un programme en santé autochtone mis sur pied par l’Unité de Soutien SSA Québec, qui vise à travailler en partenariat avec les patients afin d’améliorer la gestion et les soins des services de santé et sociaux au Québec. Pour ce faire, des cercles de discussion avec des partenaires autochtones ont été mis sur pied.

Sous la direction de :

Sarah Fraser, professeure agrégée -École de psychoéducation (Membre du CRI-JaDE)

Valérie Levacher – Santé Publique

Mémoire : Les déterminants sociaux de la qualité de la diète des enfants immigrants noirs de descendances africaine et caribéenne (NDAC).Au Canada, les immigrants arrivent généralement en meilleure santé que les Canadiens de naissance, c’est l’effet de la bonne santé des immigrants. Or, cet avantage s’estompe rapidement et, au fil des années, leur santé se détériore pour ressembler à celle des canadien·nes de naissance. Aucune étude n’a porté spécifiquement sur cette question qui est cruciale pour mettre en place des interventions adéquates en vue de réduire les disparités de santé. Cette étude quantitative s’insère dans un projet de recherche plus large portant sur la santé nutritionnelle d’enfants NDAC qui a eu lieu à Ottawa de janvier 2014 à avril 2015 auprès de 182 dyades mères-enfants.

Sous la direction de :

Rosanne Blanchet, professeure adjointe – Département de médecine sociale et préventive (Membre du CRI-JaDE)

Malek Batal, professeur titulaire – Département de nutrition (Membre du CRI-JaDE)

BOURSES DE 3ÈME CYCLE 

Berna Elias –Travail Social

Projet de thèse : « Co-construire un dispositif clinique de soutien pour renforcer le partenariat transculturel dans les programmes de réadaptation en Déficience Intellectuelle-Trouble du Spectre de l’Autisme (DI-TSA) au sein d’un CISSS.» L’objectif est d’identifier les moyens permettant d’améliorer le partenariat enfant-parent-interventant·e·s dans l’intervention. Le but est de décortiquer conjoitement les facteurs qui rendent les parents immigrants moins disponibles pour s’engager dans l’intervention et plus vulnérables dans cette relation. Ensuite, codévelopper avec eux un dispositif clinique adapté et adéquat aux besoins des parents immigrants. Ainsi, le projet souhaite proposer aux programmes de réadaptation des pratiques innovantes et éthiquement appropriées à la diversité culturelle et expérientielle (par exemple, parcours migratoire, annonce du diagnostic). Le projet vise également  à donner du pouvoir aux personnes concernées et à valoriser la voix de ce groupe de parents dont la riche expérience vécue peut fournir des perspectives incomparables sur les politiques de justice intersectionnelle, de décolonisation, d’équité et d’inclusion.

Sous la direction de :

Aline Bogossian, professeure adjointe – École de travail social (Membre du CRI-JaDE)

Sophie Hamisultane, professeure adjointe – École de travail social (Membre du CRI-JaDE)

Caroline Keisha Foray – Travail Social

Projet de thèse : Provisoirement intitulé  « Art et justice sociale : le rôle despratiques artistiques dans la lutte contre le racisme anti-Noir·e·s au Canada », le projet s’intéresse aux liens entre les arts et le changement social dans la lutte contre le racisme anti-Noir·e·s au Canada. Cette thèse a pour objectif d’approfondir les connaissances scientifiques, de valoriser les initiatives artistiques et de proposer des modèles d’intervention pour répondre aux besoins des communautés. Ainsi, la question de recherche est : Comment les pratiques artistiques, peuvent-elles constituer une nouvelle modalité d’engagement citoyen dans la lutte contre le racisme anti-Noir·e·s au Canada ? Les travaux s’ancrent dans différentes approches critiques (études culturelles, théories féministes noires et les théories critiques de la race) afin d’appréhender le racisme comme problème social systémique et historiquement situé ; et de comprendre le rôle de l’art dans les luttes sociales comme space d’engagement et d’empowerment. Le projet s’inscrit dans une recherche participative-communautaire, dans laquelle l’étudiante fera usage de récits numérisés (digital storytelling). Cette méthode, basée sur les arts, combine la narration et la technologie.

Sous la direction de :

Edward Ou Jin Lee, Professeur agrégé -École de travail social

Héloïse Pelletier Gagnon – Psychoéducation

Projet de thèse : En collaboration avec la Chaire UNESCO en transmission culturelle chez les Premiers Peuples comme dynamique de mieux-être et d’empowerment et le musée McCord, un projet de recherche-action unique a vu le jour afin de répondre à une demande de partenaires Innus. Les objectifs qui sous-tendent ce projet de recherche sont : 1) Explorer les mécanismes à mettre en place pour que le musée soit un espace sécuritaire pour les membres des Premiers Peuples en situation d’itinérance. 2) Documenter la rencontre entre allochtones et autochtones dans un tel contexte et au sein d’une telle démarche de collaboration. Une méthodologie qualitative et inspirée des méthodologies autochtones sera employée dans le cadre de cette étude ethnographique. Des responsables d’organismes communautaires et des personnes issues des Premiers Peuples en situation d’itinérance, fréquentant ces organismes, seront invités à visiter l’exposition et à participer aux entrevues à titre de consultant·e·s expert·e·s. Lors de ces visites, un guide spirituel, une art-thérapeute, un médiateur culturel et la doctorante seront présents. 

Sous la direction de :

Sarah Fraser, professeure agrégée -École de psychoéducation (Membre du CRI-JaDE)

Julie Tran – Service Social

Projet de thèse : « Entre l’orientalisation et la culture d’honneur-honte : la négociation identitaire des femmes d’origine vietnamienne de la deuxième génération au Québec. » D’une part, l’orientalisme crée divers archétypes de la féminité asiatique au Québec qui participent à la fétichisation genrée due au processus socio-historique de racisation de leur corps provenant de la colonisation. D’autre part, le système de la culture d’honneur et de honte réfère aux valeurs provenant de l’histoire de la société vietnamienne. En s’attardant sur le développement de leur identité, cette recherche vise à mieux comprendre les enjeux des violences basées sur le genre et la race envers les femmes d’origine vietnamienne de la deuxième génération au Québec. Ce projet permettra d’alimenter la littérature québécoise en travail social puisque, à leur connaissance, aucune étude n’a été effectuée sur le sujet. Dès lors, les retombées d’un tel projet de recherche aideront à décoloniser les interventions féministes dans le domaine du travail social, grâce aux activités du transfert de connaissances dans divers milieux.

Sous la direction de :

Sophie Hamisultane, professeure adjointe – École de travail social (Membre du CRI-JaDE)

Karine Fofou – Sociologie

Projet de thèse : « La mise en œuvre des politiques d’équité, de diversité et d’inclusion dans l’enseignement supérieur.» Le projet vise à analyser, dans une perspective comparative, la mise en œuvre opérationnelle des politiques d’ÉDI au sein de l’université de Montréal, en adoptant une approche socio-historique. D’une part, les représentations et les expériences des acteurs ciblés (étudiant·e·s, enseignant·e·s et représentant·e·s institutionnels, dans une perspective intersectionnelle) à l’égard des politiques de ÉDI ; d’autre part, les processus institutionnels et les interactions entre les acteur·e·s en lien avec les politiques de recrutement (du corps étudiant et professoral), de soutien académique et de diffusion des savoirs. En outre, une analyse croisée permettra de mettre en lumière les enjeux et défis afférents à la mise en oeuvre des politiques d’EDI ainsi que les leviers d’action susceptibles d’être mobilisés afin de renforcer l’efficacité de ces politiques.

Sous la direction de :

Fahimeh Darchinian, professeure adjointe – Département de sociologie (Membre du CRI-JaDE)

Lignon Lignon – Santé publique

Projet de thèse : Le projet porte sur la prise en charge par collaboration intersectorielle des mineurs non accompagnés (MNA) au Québec, ce sont des enfants de moins de 18 ans qui s’établissent dans un pays étranger sans représentant légal adulte. Les MNA sont obligés de fuir leur résidence habituelle pour atteindre un pays sûr, afin d’échapper à des conditions de vie représentant une menace (ex : catastrophes naturelles, d’extrême pauvreté, de conflits armés, de violences ou d’abus etc.). Cette recherche a pour but de modéliser les fonctions d’une organisation intersectorielle pour une prise en charge optimale des besoins de santé et sociaux des MNA. De façon plus spécifique, il s’agira de : i) cartographier les organismes publics et communautaires ainsi que les différentes professions qui interviennent auprès des MNA ; ii) Définir les collaborations intersectorielles essentielles pour améliorer la prise en charge intégrée des MNA ; iii) Modéliser un système de prise en charge intégrée des MNA.

Sous la direction de :

Lara Gautier, professeure adjointe – Département de gestion, d’évaluation et de politique de santé (Membre du CRI-JaDE)

Vanessa Ratté – Administration en éducation

Projet de thèse :La prise en charge de l’éducation des Premières Nations par les Premières Nations est un chantier sans précédent pour lequel les populations ciblées s’investissent avec détermination pour la réaffirmation, la réappropriation, la valorisation, la transmission et l’intégration des savoirs, des perspectives et des réalités autochtones dans leur modèle d’école. Cette recherche a pour objectif d’étudier son activité professionnelle et de rendre explicites ses savoirs tacites liés à l’approche de sécurisation culturelle et de rendre visible l’activité collective liée au processus de coconstruction avec les communautés éducatives dans le but de faire émerger des approches pédagogiques et de gestion qui soient culturellement pertinentes. À partir de cette prémisse, son projet de recherche vise à saisir l’exercice d’un leadership partagé dans une visée de décolonisation de la gestion de l’éducation en communautés innues pour favoriser le bien-être et l’intégrité des acteurs et assurer une meilleure réussite éducative et identitaire des jeunes.

Sous la direction :

Jrène Rahm, professeure titulaire – Département de psychopédagogie et d’andragogie (Membre du CRI-JaDE)

Emmanuel Poire, professeur – Département de fondements et d’administration de l’éducation

Virginie Alizée Parro – Psychoéducation

Projet de thèse : Explorer les projets développés par, pour et avec les jeunes des Premières Nations pour voir comment ceux-ci viennent influencer leur bien-être et celui de celleux ayant participé. Ce projet s’insère dans un cadre méthodologique qualitatif favorisant ainsi la recherche participative avec des jeunes des Premières Nations. Différents types d’outils de collecte de données seront utilisés, dont les entrevues individuelles et des cercles de partage. Les objectifs de cette thèse sont d’explorer comment le développement de projets jeunesses innovants est lié au bien-être selon la perspective des jeunes eux-mêmes et d’étudier les conditions qui permettent à ce que ces projets d’innovation puissent favoriser le bien-être.

Sous la direction de :

Sarah Fraser, professeure agrégée -École de psychoéducation (Membre du CRI-JaDE)