Conférence-table ronde : Une société est ce qu’elle mange: engagement, droits et politique
« [l’humain] est ce qu’il mange » disait le philosophe Ludwig Feuerbach au 19e siècle, soulignant l’ancrage de la pensée humaine dans les conditions de vie matérielles ainsi que dans son lien à la Terre. Sommes-nous ce que nous mangeons? Cette question est d’autant plus pressante à l’époque actuelle alors que l’activité humaine est en train de modifier de manière irréversible l’écosystème global. Dans ce contexte, que disent les systèmes alimentaires de la société que nous avons construit et continuons de construire?
À travers le témoignage du militant pour l’environnement et pour l’alimentation devenu député à l’Assemblée nationale française, Boris Tavernier et d’un panel réunissant les chercheureuses Rosanne Blanchet et Malek Batal qui étudient les systèmes alimentaires ainsi que Bochra Manaï, anciennement directrice du Bureau des commissaires de la Ville de Montréal, cette activité explorera les enjeux de souveraineté alimentaire, d’inégalités face à l’insécurité alimentaire et le rôle des politiques publiques dans la transformation des systèmes alimentaires. Cet événement sera animé par Enrico Agostini Marchese, conseiller·ère en Mobilisation des connaissances du Centre de recherche interdisciplinaire sur la justice intersectionnelle, la décolonisation et l’EDI (CRI-JaDE).
Cette conférence est organisée par le Vice-rectorat au communautaire, à l’international et aux Premiers Peuples en collaboration avec le Centre de recherche interdisciplinaire sur la justice intersectionnelle, la décolonisation et l’EDI (CRI-JaDE) et la Chaire de recherche du Canada sur les inégalités en nutrition et santé (CIENS), de l’Université de Montréal
Lors de la table ronde, le public a été invité à participer dans un exercice collectif sous forme de cadavre exquis, afin de produire une synthèse imagée et poétique de l’événement et des thématiques soulévée par la discussion. Voici le résultat :
Une société engagée est une société qui se mobilise, aux femmes qui nous nourrissent, aux femmes sans qui nous ne mangeons pas
Pour nos terres qui ont besoin de souffler et de revivre
Pour nos concitoyens qui se battent pour survivre, nous continuons de nous lever chaque matin. Avec l’espoir que toute action entreprise en alimentation puisse mener à davantage d’équité.
Pour bien manger il faut avoir la connaissance, mais avoir la connaissance est actuellement un privilège. Ainsi, comment pouvons-nous considérer toutes les formes de savoirs comme du savoir (pas seulement eurocentrique/occidental/« scientifique »)
Les savoirs familiaux valent leur pesant d’or
Une société est ce qu’elle mange parce que : indignez-vous !
On passe à l’action !
De l’île de la tortue aux oliviers
Que l’alimentation ne soit plus un privilège, mais un droit !
C’est toujours joli de voir autant de gens ensemble
Pour défendre notre amour collectif
Qu’on oublie peut-être que la démocratie est puissante. Créons des caisses d’alimentation solidaire pour nourrir l’avenir et pour qu’il puisse nous nourrir en retour
Avec dignité et équité