Atelier-conférence « Décoloniser la durabilité – Diversité des systèmes de pensée et transformations des pratiques de coopération »
Université de Montréal, pavillon Jean-Brillant, salle B-3220, 18 mars 2026, 15h-16h30.
Avec la participation de :
- Mathieu Leporini, chercheur du Centre d’Etudes et de Recherches sur le Développement International, Université Clermont Auvergne
- Annie Pullen Sanfaçon, professeure titulaire à l’École de travail social (UdeM) et Vice-rectrice adjointe au communautaire, à l’international et aux Premiers Peuples, chercheuse affiliée au CRI-JaDE et au CReSP
- Muriel Mac-Seing, professeure adjointe à l’École de santé publique (UdeM), chercheuse affiliée au CReSP
- Cécile Aenishaenslin, professeure agrégée à la Faculté de médecine vétérinaire (UdeM), chercheuse affiliée au CReSP
Pour plus d’informations, veuillez écrire à info.crijade@umontreal.ca
L’activité
À l’occasion de la visite de Mathieu Leporini à Montréal, le CRI-JaDE propose un format d’échange universitaire alternatif, expérientiel et participatif, articulé en trois temps.
Tout d’abord, M. Leporini prendra la parole pour partager ses expertises, connaissances et expériences sur les limites actuelles de la durabilité et la nécessité de décoloniser nos cadres de pensée. Ce premier moment sera suivi d’un atelier-dialogue autour de la diversité des systèmes de pensée et de la circularité relationnelle avec d’autres invité·e·s. Finalement, le public sera invité à participer à un moment de co-création collective sur les transformations concrètes des pratiques de coopération et de gouvernance (empowerment, pouvoir d’agir, horizontalité, capabilités, espaces de dialogue…).
L’objectif de cette activité est d’expérimenter autour de la possibilité de créer un espace de dialogue critique et créatif – un « espace de circularité » – entre chercheur·euse·s, praticien·ne·s et étudiant·e·s sur les enjeux de décolonisation des pratiques, de gouvernance et de durabilité.
Voici un aperçu des thématiques abordées dans l’activité, avec les mots de M. Leporini :
« En partant des réflexions actuelles sur les approches holistiques de la durabilité, la circularité et la transformation des cadres de gouvernance et de coopération dans un monde post-Agenda 2030, je fais le constat que nos modèles dominants de durabilité restent largement fondés sur des cadres occidentaux, sectorisés et technocratiques, qui peinent à intégrer la complexité réelle des systèmes socio-écologiques et la pluralité des rapports au monde. Je travaille aujourd’hui à la croisée de plusieurs axes :
- la circularité comme principe relationnel (au-delà des seuls flux de matières),
- la coopération circulaire et les enjeux de l’ODD 17 dans une perspective post-2030,
- la gouvernance et le management circulaires,
- l’Analyse du Cycle de Vie sociale enrichie et ses limites actuelles,
- et plus largement la manière dont les savoirs autochtones, locaux et relationnels peuvent nourrir une décolonisation de nos façons de penser et de pratiquer la durabilité »
L’invité
Mathieu Leporini est titulaire d’un doctorat en sciences de l’atmosphère de l’Université Blaise Pascal à Clermont-Ferrand (France). Il a débuté sa carrière au CNRS, où il a travaillé sur des projets européens liés au changement climatique. Il a ensuite été directeur des affaires européennes et internationales de la recherche pour les universités de Clermont et d’Avignon, et point de contact national pour le 7e programme-cadre de la Commission européenne, développant une expertise en stratégies de recherche et d’innovation aux niveaux local, national et international.
À partir de 2012, il a été conseiller résident auprès de la délégation de l’Union européenne au Maroc dans le cadre d’un projet de jumelage visant à renforcer le système national de recherche et d’innovation et à accroître la coopération avec les acteurs européens. Il a ensuite exercé comme diplomate scientifique pour le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, notamment comme attaché pour la science et la technologie à l’ambassade de France au Canada (Vancouver), puis comme attaché pour la coopération scientifique et universitaire à Helsinki, où il a initié plusieurs programmes bilatéraux. De retour en France, il a dirigé depuis 2019 le centre régional INRAE Sud et piloté des missions nationales sur la mobilité internationale et le développement durable. Expert en diplomatie scientifique, coopération et climat, il intervient régulièrement lors d’événements internationaux.